Calendrier de l’avent DIY : cinq formats et ce qu’on met dedans
Fabriqué une fois en novembre, ressorti dix ans. C’est le meilleur rapport entre l’effort d’une soirée et l’usage réel, à condition de choisir un format qui se range à plat et de ne pas remplir les vingt-quatre cases de chocolats.
Mis à jour le 11/08/2026Lecture 9 minEn famille
- 1. Fabriquez à la mi-novembre : comptez une soirée de deux heures pour vingt-quatre cases, et gardez une semaine de marge pour le remplissage.
- 2. Choisissez un format qui se range à plat. C’est le seul critère qui décide de sa réutilisation l’année suivante.
- 3. Travaillez en série : tous les pliages, puis tous les collages, puis tous les numéros. Le gain est de près de moitié.
- 4. Une case sur trois sans sucre : un mot, une activité, une devinette. C’est ce qui fait durer l’intérêt jusqu’au 24.
Quand s’y prendre, et combien de temps prévoir
Un calendrier de l’avent commence le 1er décembre et comporte vingt-quatre cases, la dernière étant ouverte le 24. La fabrication se cale donc à la mi-novembre : deux heures pour les contenants, puis une semaine tranquille pour réunir le contenu, ce qui est la partie la plus longue et la plus souvent sous-estimée.
Cette marge n’est pas un luxe. Remplir vingt-quatre cases la veille au soir conduit invariablement à acheter vingt-quatre chocolats identiques, ce qui n’a plus grand intérêt puisque c’est exactement ce que l’on trouve dans le commerce. Réunir le contenu sur une semaine permet d’y glisser des choses trouvées, écrites ou fabriquées.
Prévoyez enfin le lieu d’accrochage avant de fabriquer. Une ficelle tendue de 2 m accueille facilement vingt-quatre pochettes légères ; un mur de couloir supporte un panneau ; une branche suspendue demande de répartir le poids. Le format se choisit après le lieu, jamais l’inverse.
Le vrai travail d’un calendrier de l’avent n’est pas la fabrication des cases, c’est le remplissage. Prévoyez-y une semaine, pas une soirée.
Les cinq formats comparés
| Format | Fabrication | Contenance | Rangement |
|---|---|---|---|
| Pochettes en kraft sur ficelle | 2 heures pour 24 | Petits objets plats, mots, bonbons | À plat dans une enveloppe |
| Boîtes d’allumettes | 3 heures, collage du papier | Très petits objets, bijoux, mots roulés | Dans une boîte à chaussures |
| Rouleaux de papier fermés | 1 h 30, entièrement gratuit | Objets jusqu’à 4 cm de diamètre | Encombrant, se refait chaque année |
| Branche suspendue | 1 heure plus la cueillette | Pochettes légères uniquement | Branche à garder, pochettes à plat |
| Panneau mural en tissu | Une journée, couture | Objets plats jusqu’à 8 cm | Se roule, très durable |
Le classement change complètement selon que l’on vise une année ou dix. Pour un premier calendrier, les pochettes en kraft l’emportent : rapides, plates, réparables, et suffisamment neutres pour convenir aussi bien à un enfant de quatre ans qu’à un adulte. Le panneau en tissu demande une journée de couture, mais il traverse une décennie sans faiblir ; c’est un vrai projet de loisir créatif, à réserver à qui a déjà cousu, comme l’explique notre comparatif des loisirs créatifs pour adultes.
Le pas à pas des pochettes en kraft
Matériel : du papier kraft, ou des sacs de boulangerie, ou du papier d’emballage récupéré ; une règle ; de la colle en bâton ; une ficelle de 2 m ; vingt-quatre pinces en bois ; un feutre ou des tampons pour les numéros.
- Découpez vingt-quatre rectangles De 20 cm de haut sur 24 cm de large. On trace un gabarit en carton une fois, puis on le reporte : tous les rectangles seront identiques, ce qui compte beaucoup à l’accrochage.
- Pliez le rectangle en trois dans la largeur Deux plis verticaux, en rabattant les côtés vers le centre avec un recouvrement de 2 cm. Marquez les plis à l’ongle ou avec le dos d’une cuillère.
- Collez la bande verticale Un trait de colle sur le recouvrement, on presse dix secondes. On obtient un tube plat.
- Formez le fond Rabattez le bas sur 3 cm, dépliez, puis repliez les coins vers l’intérieur comme sur un paquet cadeau avant de coller le rabat. Le fond plat permet à la pochette de tenir debout, ce qui aide au remplissage.
- Faites tout le pliage avant tout le collage Vingt-quatre pliages, puis vingt-quatre collages, puis vingt-quatre numéros. En procédant objet par objet, on y passe près du double de temps.
- Numérotez Au feutre, au tampon, ou avec des étiquettes découpées. Voir la section suivante pour le rendu le plus régulier.
- Remplissez, puis fermez On rabat le haut sur 2 cm et on ferme d’une pince en bois, qui sert en même temps d’accroche sur la ficelle. Aucune agrafe : la pochette doit pouvoir se rouvrir sans se déchirer.
- Accrochez en deux rangées Douze et douze, ou trois rangées de huit. Un seul long fil de vingt-quatre pochettes s’affaisse au centre et se lit mal.
Les numéros, quatre méthodes
Le tampon encreur. Le plus régulier et le plus rapide. Un jeu de chiffres coûte peu et resservira pour l’étiquetage de la cuisine et pour les cadeaux. On tamponne les vingt-quatre pochettes alignées, d’une traite.
Le pochoir. Découpé dans une chute de carton fin, il donne un résultat homogène et permet d’écrire à la peinture ou au feutre large. Prévoyez un pochoir par chiffre de 0 à 9, il suffit ensuite de les combiner.
Les étiquettes rondes. Découpées à l’emporte-pièce ou aux ciseaux dans du papier de couleur, écrites à la main, puis collées. C’est la méthode qui pardonne le plus, puisqu’une étiquette ratée se refait sans toucher à la pochette.
La main, assumée. Un feutre noir et une écriture régulière suffisent, à condition de tout écrire dans la même séance. Une numérotation faite en deux fois se voit toujours : le geste change d’un jour à l’autre.
Vingt-quatre idées à mettre dedans
La règle qui fonctionne le mieux : un tiers de gourmandise, un tiers de petit objet, un tiers d’activité ou de mot. Les cases d’activité sont celles dont on se souvient, et ce sont aussi les seules qui ne coûtent rien.
- À manger : un chocolat, un carré de pain d’épices maison, une clémentine, un sachet de chocolat chaud, un biscuit décoré, une guimauve.
- Petits objets : un crayon de couleur, une gomme, un autocollant, une barrette, un porte-clés, une bille, un marque-page fabriqué, une carte à collectionner.
- Activités : un bon pour une soirée film, une recette de sablés à faire ensemble, une promenade aux lumières, un bon pour choisir le dîner, une partie de jeu de société, une séance de bricolage.
- Mots et jeux : une devinette, une blague, un souvenir de l’année écoulée, un dessin, une phrase à compléter, un indice menant à une cachette dans la maison.
Pour un adulte, les mêmes catégories fonctionnent en changeant l’échelle : un sachet de thé différent chaque jour, une photo imprimée, un bon pour une tâche ménagère prise en charge, une citation. Le principe reste le même : ce qui est attendu chaque matin, c’est l’ouverture, pas le contenu.
Ranger pour ressortir l’année suivante
Le 25 décembre, tout se range en dix minutes. Les pochettes se vident, s’aplatissent et s’empilent dans une grande enveloppe cartonnée, avec la ficelle et les pinces dans un sachet à part. On note sur l’enveloppe l’année de fabrication et l’endroit où le calendrier était accroché.
Le papier kraft supporte parfaitement trois à cinq années de réutilisation. Les pochettes abîmées se refont à l’unité, à partir du gabarit conservé dans la même enveloppe : c’est la raison pour laquelle on garde le gabarit en carton plutôt que de le jeter.
Une variante intéressante consiste à changer uniquement les numéros chaque année, avec des étiquettes recollées, ce qui donne l’impression d’un calendrier neuf pour dix minutes de travail. Le reste de la décoration de fin d’année se range selon le même principe, détaillé dans nos décorations de Noël à faire soi-même.
Notez le contenu des vingt-quatre cases sur une feuille avant de les fermer, et glissez cette liste dans l’enveloppe de rangement. Deux bénéfices : vous saurez le 12 décembre ce qui reste à venir, et vous éviterez l’année suivante de remettre exactement les mêmes choses. C’est aussi ce qui permet de répartir intelligemment les cases coûteuses, plutôt que de tout concentrer sur la première semaine.
- Fabrication à la mi-novembre, deux heures pour vingt-quatre cases.
- Choisir le lieu d’accrochage avant le format.
- Travailler en série : tous les pliages, puis tous les collages, puis tous les numéros.
- Un tiers de gourmandise, un tiers d’objet, un tiers d’activité ou de mot.
- Ranger à plat avec le gabarit et la liste du contenu.
Questions fréquentes
Combien de cases pour un calendrier de l’avent ?
Vingt-quatre, du 1er au 24 décembre. Certains calendriers vont jusqu’au 25 ; c’est un choix de famille, sans règle établie. Ce qui compte davantage est la régularité de l’ouverture, une case par jour, à un moment fixe, en général le matin. C’est le rituel qui fait l’intérêt, pas le nombre.
Que mettre dans un calendrier de l’avent sans chocolat ?
Des activités et des mots, qui sont les cases dont on se souvient. Un bon pour une soirée film, une recette à faire ensemble, une devinette, un indice menant à une cachette, une promenade aux illuminations. Des petits objets utiles fonctionnent aussi très bien : crayons, autocollants, marque-pages fabriqués. La règle du tiers, tiers, tiers évite à la fois la lassitude et le trop-plein de sucre.
Quel format choisir pour de petits objets ?
Les boîtes d’allumettes recouvertes de papier, qui acceptent des objets jusqu’à environ 5 × 3 cm et se collent sur un panneau ou s’empilent en pyramide. Pour des objets plus volumineux, les pochettes en kraft grand format ou les rouleaux de papier fermés aux deux bouts conviennent mieux. Au-delà de 4 ou 5 cm de diamètre, mieux vaut passer à un panneau à poches en tissu.
Peut-on le fabriquer avec les enfants ?
Oui, en leur confiant une étape entière plutôt qu’une pochette entière : le pliage, la numérotation au tampon, l’accrochage des pinces. Le travail en série leur convient très bien et le résultat reste homogène. Nos activités manuelles classées par âge donnent les durées d’attention réalistes pour calibrer la séance.
Un calendrier de l’avent maison revient-il moins cher ?
Pour les contenants, oui, très nettement : quelques euros de papier et de ficelle contre une dizaine d’euros pour un calendrier du commerce. Pour le contenu, cela dépend entièrement de ce que l’on y met. L’intérêt réel est ailleurs : le calendrier fabriqué se réutilise plusieurs années et se personnalise, ce qu’aucun modèle acheté ne permet.